Archivo General de la Nación

Stratégie urbaine : la sculpture.

Le projet vise à revitaliser cette zone dégradée grâce à une intervention ponctuelle et percutante. À l’instar d’une sculpture urbaine, il concentre toute son énergie pour devenir un pôle d’attraction. C’est un objet posé dans le vide, un espace ouvert et accessible, un objet lumineux, aux multiples facettes et énigmatique qui redonne vie à un environnement délabré.

Le temps.
Le bâtiment se compose de segments. Des moments de l’histoire qui s’accumulent. Vers le nord, sur la rue 15 de Noviembre, le bâtiment définit une image pérenne. Une grande plaque suspendue au-dessus du jardin accessible au public. Le travail sur les matériaux fait allusion à l’accumulation des traces du temps, en visualisant cette profondeur. Vers le sud, le bâtiment présente une façade aveugle et austère qui sera remplacée par une autre au fur et à mesure de sa croissance. Cette façade est le présent, l’action. Sur elle, le temps s’écoule en images, rien ne s’y accumule. Sur les côtés, le bâtiment s’ouvre, son urbanité est doublement métaphorique. Ses murs fonctionnent comme des cloisons qui, tous les 10 mètres, font allusion au caractère de notre ville dense et consolidée. Le contenu est l’accumulation de pages d’histoire.

Opportunité : l’espace urbain.
Vers le sud, le bâtiment laisse un grand vide urbain éphémère, qui dialogue avec l’ancien bâtiment de la prison destiné à un usage public futur. Dans cet espace s’étend une grande surface pavée qui grave au sol l’empreinte de la croissance future. Dans cet espace fragile et insaisissable, s’étend une fine couche d’eau qui définit son usage quotidien et contemplatif. Parfois, l’eau s’écoule et l’esplanade se transforme en un lieu public accueillant des événements de grande envergure : cinéma, foires, concerts et commémorations. Le bâtiment offre sa façade lisse comme toile de fond ou écran pour ces événements. Un lieu de vie civique, de rencontre et d’ouverture qui remplace la prison démolie.

Aménagement paysager.
La double rangée d’arbres proposée prolonge la rangée de tipas qui caractérise la rue Pichincha, faisant écho au projet de parc linéaire existant dans la zone. Le traitement matériel de l’ouverture de la rue Rondeau l’intègre à cet espace piétonnier.

Croissance.
Les étapes de croissance peuvent être variables. La simplicité de la croissance nous permet de développer un bâtiment compact, modulaire, doté d’un système de circulation très efficace.
Dès le départ, le bâtiment présente une grande compacité, qui garantit une bonne performance énergétique et une stabilité thermique. Comme les extensions s’ajoutent au même volume, cette compacité s’améliorera progressivement.

Archivo General de la Nación

Projet
Archivo General de la Nación
statut
Concours
lieu
Argentine, Ciudad de Buenos Aires
année
2012
Client
Estado Nacional Argentino
Collaborateurs
Susana Barra, Ignacio Dahl Rocha, Bruno Emmer, Bruno Goroni, Maud Laronze, Agustin Melillo, Facundo Morando, Tomas Rowinski, Esteban Sciarrotta, Claire Vander Boog
Ingénieurs
structure
Ing. José Zaldua
Architecte
paysagiste
Cora Burgin
Artiste
Catherine Bolle
Crédit
photo
Diego Geraldes
Archivo General de la Nación

Archivo General de la Nación

2012 · Argentine, Ciudad de Buenos Aires · Public » Culture

Stratégie urbaine : la sculpture.

Le projet vise à revitaliser cette zone dégradée grâce à une intervention ponctuelle et percutante. À l’instar d’une sculpture urbaine, il concentre toute son énergie pour devenir un pôle d’attraction. C’est un objet posé dans le vide, un espace ouvert et accessible, un objet lumineux, aux multiples facettes et énigmatique qui redonne vie à un environnement délabré.
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Projet
Archivo General de la Nación
statut
Concours
lieu
Argentine, Ciudad de Buenos Aires
année
2012
Client
Estado Nacional Argentino
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